lundi 11 juin 2012

Dans le courant

C'est le coeur lourd et de plume à la fois que tu écris avant la fin, avant le début. À quelques pas seulement d'une toute autre vie, tiraillée par la routine de toujours que tu crache tes pensées, une fois de plus. "Il faut partir pour mieux revenir" qu'ils disent, mais toi, reviendras-tu? Tu quitteras bientôt ton pseudo-confort, ta lâcheté et ton environnement individualiste pour saluer un monde inconnu et rempli de surprises, pour prendre un autre chemin lors duquel tu ne croiseras peut-être jamais plus certains de ces visages qui te sont familiers depuis toujours, qui ne te fâchent plus autant qu'avant... Depuis si longtemps que tu impatiente ce jour qui est arrivé plus vite que tu ne l'aurais cru et devant lequel tu te surprend à piétiner à savoir si ce qui t'attend sera si bien. Et si c'était pire encore? Et si tes rêves et tes attentes n'étaient que mensonges? Et si tu ne devenais qu'une pauvre aveugle face à ses idéaux, incapable de faire front à ce qui se présente à elle, incapable d'accepter les faits dans leur intégrité ou de mordre dans la vie à cause de ce monde qui de plus en plus, s'appauvrit en authenticité, honnêteté et justice? Et tous ces gens, tes pseudo-amis qui ne pensent plus, ou qui n'ont jamais pensé comme toi. Qui croient que rien, ni même leurs acquis ne leur permettera de foncer sauf leur petite personne, que tu regarde sans dire mot. Rien ne te répugne plus que ça. Et si au fond, c'était toi le problème? Car depuis des mois, certains même depuis des années, ils savent où ils vont et ce qu'ils vont y faire. Et toi? Où vas-tu? Que feras-tu? Tu ne le sais pas. Tu ne l'a d'ailleurs jamais su. Peut-être même que tu ne le sauras jamais...

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